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Au Délice des Petits Fruits.

Les petits fruits, un délice !

Au délice des p’tits fruits est une exploitation montée par Armelle, une jeune productrice dynamique. En 2009, Armelle, alors ouvrière maraîchère, décide de se lancer dans la production de fruits rouges. Roland, le maraîcher pour qui elle travaille, lui prête des terres pour qu’elle puisse mettre son projet en place. La jeune femme commence par planter des fraisiers et des framboisiers avec de nombreuses variétés, aussi bien remontantes que non remontantes. Elle écoule alors sa première production de fraises via l’AMAP de Chemillé et en proposant la cueillette à la ferme. La première étape franchie, elle démarche d’autres AMAP, magasins… afin de développer son réseau. Puis, elle décide de s’agrandir un peu. Elle achète des serres pour produire quelques fraisiers sous abri et plante en extérieur d’autres petits fruits : cassis, groseilles, mûres… Elle en profite également pout multiplier encore ses débouchés en proposant d’autres petits fruits frais mais aussi des produits transformés : confitures, gelées, jus, sirops etc…

En 2010, Armelle a un nouveau projet. Elle achète un terrain pour y planter un verger mais pas n’importe lequel : un conservatoire de variétés anciennes et locales. Elle monte ce conservatoire avec l’aide de Mission Bocage, une association des Mauges et de l’AMAP de Chemillé, où elle fait appel aux adhérents pour l’aider à mettre ce beau verger en place. Là, on trouve des abricots, des cerises, des mirabelles, des pommes, des poires… Les jeunes arbres ont été plantés à l’automne dernier et sont ce printemps tous magnifiques.

Aujourd’hui, Armelle possède environ 1 ha de petits fruits et 2000 m² de verger.

GAEC Bellis Perrenis – Produits laitiers, pain, farine

GAEC Bellis Perennis La Grande Noë Valanjou

Vincent, Florian et Julien

L’aventure Bellis Perennis commence en 2007, quand Pierre, le papa de Vincent, part à le retraite. Il laisse derrière lui une ferme produisant vaches allaitantes et plantes médicinales en bio. Vincent reprend donc la ferme mais il a une autre idée de production. Fort d’une formation agricole et d’un travail d’un an en Ariège, où il a appris à transformer le lait en Tomme des Pyrénées selon les règles de l’art, il s’installe avec un troupeau de vaches laitières sur les terres familiales. Il commence à transformer le lait en printemps 2008. Les premières tommes sont vendues au cours de l’été de la même année. Le type de fromage est la Tomme à croute lavée type Tomme des Pyrénées (pâte non pressée non cuite). Et oui, même s’il utilise la même recette que dans les montagnes, il ne peut pas utiliser le même nom. Il n’aura échappé à personne que le relief de la Grande Noë ne pourrait suffire à justifier du label pyrénéen…

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Florian rejoindra Vincent début 2008 pour former le GAEC que nous connaissons. Il travaille plutôt sur le volet élevage de la ferme. En juin 2009, Julien rejoint les deux compères pour développer son activité farine et pain. Le four à pain familial de Julien, dans le bourg de Valanjou, est remis en état après des décennies d’abandon. Il cuit chaque semaine notre pain. Julien ne vit pas sur la ferme, même si à terme, c’est l’objectif.

Les terres qu’ils cultivent couvrent 80 ha. L’essentiel (65 ha) est en prairie. Le reste (15 ha) est affecté à la production de céréales. Parmi ces 15ha, 10 ha sont réservés à la farine et au pain. Le restant est destiné à compléter l’alimentation de l’élevage.

Sur la ferme, le droit à produire (le quota) est de 60000 litres de lait. Ils produisent effectivement de 40 à 45000 litres/an auxquels il faut rajouter environ 15000 litres qui sont réservés à l’allaitement des veaux. En moyenne une vache produit 4000 l/an.

Le troupeau compte 16 vaches : 4 Maine-Anjou (= Rouge des prés) et 12 Brunes des Alpes. Les Maine-Anjou sont plus intéressantes pour la production de viande, car c’est une race qui a été séléctionneé depuis longtemps dans cet objectif. Les Brunes des Alpes, elles, sont prisées pour la qualité de leur lait qui offre un bon taux protéique. Au GAEC, on cherche un bon équilibre entre les deux races en prenant soin de sélectionner les descendances des meilleurs éléments du troupeau.

Les veaux et les génisses qui naissent chaque année connaissent des sorts différents. Les génisses sont vendues à 6 mois hormis certaines d’entre elles qui participeront au renouvellement des vaches laitières. Les veaux, de leur côté, seront castrés pour faire des boeufs qui vivront 3 ou 4 ans sur la ferme avant d’être vendus en viande.

Lors de la fabrication du fromage, une grande partie du liquide constituant le lait est extrait. Il s’agit du petit lait (ou sérum). Très riche en lactose, minéraux et vitamines, il est donné aux quelques cochons de la ferme dont il constitue une grande part de l’alimentation. Ces cochons, de race locale (Longué), pourraient bien se retrouver en contrat porc à l’AMAP dans les temps à venir… les gars y réfléchissent.

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Au delà de tout ces aspects techniques, l’esprit dans lequel ils travaillent est essentiel. Pour eux, d’abord, leur pratique de l’agriculture doit être la plus naturelle qui soit. S’ils ont choisi de délaisser le label AB pour endosser le label Nature et Progrès, c’est bien pour cette raison, mais aussi pour sa dimension sociale. Produire n’est pas la finalité unique, encore moins « produire plus ». On pourrait plutôt résumer leur démarche par « autonomie et simplicité ». L’autonomie est pour eux un gage d’indépendance dans leur choix techniques, d’un point de vue financier aussi. La simplicité, c’est ne pas chercher à développer la technique à tout prix car la course à la productivité est très gourmande en temps pour des gains discutables, surtout quand on prend en considération la qualité de vie. Pour eux, la vie, c’est aussi les temps en dehors de la ferme, ou encore prendre le temps de jardiner, bricoler, ou simplement réfléchir à comment mieux appréhender leur travail. Cette recherche d’équilibre, on la retrouve dans leur volonté de partager leur temps entre la production et la vente. Puisqu’ils fonctionnent essentiellement en vente directe, ces moments de rencontre du client sont des moments privilégiés d’échanges avec ceux qu’ils nourrissent.

Karine Gourdon – de l’Oeil à l’Oeuf

Genèse

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Karine notre productrice d’œufs certifiés BIO, est une jeune femme aussi dynamique que sympathique. Je la remercie, ainsi que sa petite fille Camille, pour la disponibilité et la patience dont elles ont fait preuve lors de notre visite, en ce Jeudi 25 Aout.

L’exploitation de Karine est située aux petites Noues sur la commune de Chemillé. Son exploitation s’étend sur 24 hectares. 2 sont réservés pour les poules, 11 pour la production d’aliments pour les animaux, le reste sert pour les rotations. Karine a créé sa propre exploitation lorsque ses beaux-parents ont arrêté leurs activités en 2010. Exploitation sur laquelle le mari de Karine faisait déjà du maraichage sur 8 hectares depuis 2008. La totalité de ces 32 hectares est entièrement BIO.

Karine est devenue productrice d’œufs par amour de la terre et de son mari. Après une première vie à regarder les gens dans les yeux (son premier métier était opticienne) elle a voulu regarder vers d’autres directions plus en accord avec ses valeurs personnelles, qui sont entre autres le respect de la personne et de la terre qui nous porte. C’est avec cet état d’esprit que Karine s’est lancée. L’élevage de Karine est issu de celui de ses beaux-parents qui faisaient déjà de la production d’œufs BIO. Mais elle a voulu faire plus dans la qualité de vie de ses poules et a donc diminué le nombre de bêtes par m². Passant leur nombre de 4300 à seulement 1600 sur 2 hectares, soit beaucoup plus de m² par poule que ne l’exige la norme BIO. (Depuis 2002 la norme est de 3000 poules pour 600 m²)

La vie d’une poule pondeuse

JPEG - 11.2 ko La LOHMANN BROWN est une charmante poule pondeuse rousse. Celle-ci arrive sur l’exploitation de Karine, à l’âge de 17 semaines. Dans un premier temps elle va rester avec les 799 autres poules de l’arrivage dans le hangar de ponte pour se familiariser avec leur nouvel environnement. Elles vont pouvoir pondre 15 jours après leur arrivée. Et vont prendre l’habitude de pondre dans les nichoirs et non dans le champ, car les œufs pondus à l’extérieur ne peuvent être commercialisés. De plus, il faut savoir qu’une poule pond 5 à 6 œufs par semaine et pas plus d’un par jour et en général le matin. Après un mois de vie cloitrée, un matin vers 10H30 les trappes s’ouvriront et tous les autres matins suivants sur un espace arboré et clôturé où pousse de la camomille. 1 hectare pour 800 poules (l’élevage tourne avec 1600 poules). A la nuit tombée, les poules regagneront le hangar, et se percheront (afin d’échapper à d’éventuels prédateurs). Karine passera une fois la nuit tombée pour fermer les trappes d’accès à l’extérieur. Il y a des renards dans cette campagne. Ces jolies poules rousses vont passer environ 15 mois à l’extérieur le jour et protégées dans le hangar la nuit. Après quoi elles seront réformées, dirigées vers l’abattoir et vendues en direct par Karine au prix moyen de 5,5 € pièce.

JPEG - 15.9 ko Karine a deux lots de poules de 800 chacun, qui vivent dans deux zones distinctes. Un premier lot est destiné à un exploitant, le second pour la vente direct et les AMAP. Après chaque vide (réforme d’un lot) il y a un délai d’environ un mois avant qu’un autre lot soit mis à la place du précédent. Vide sanitaire obligatoire de 21 jours, nettoyage au jet à haute pression des locaux etc …

JPEG - 10.4 ko La nourriture de ces gallinacés est exclusivement BIO. Faite à base de pois, de luzerne, d’orges, levure de bière etc … La nourriture est stockée dans des silos à l’extérieur et délivrée dans une mangeoire qui circule tout au tour des caillebotis, 5 fois par jour à l’aide d’une trémie et d’un programmateur. De plus des coquilles d’huitres pilées sont en libre service. Elles permettent à la poule de broyer les graines dans le gésier et apporte en plus la quantité journalière nécessaire en calcium.

Un grand merci à l’AMAP Le Panier De La Moine (Cholet) pour le texte et les images : http://lepanierdelamoine.blogspot.fr

Agneaux – Line, ferme de la haute garde

Au lieu-dit la Haute-Garde, sur la colline des Gardes, à 200 m de l’abbaye, Line Rocheau a repris une exploitation à un producteur qui partait à la retraite. À 27 ans, elle est propriétaire des bâtiments et du matériel qu’elle a rachetés en juillet dernier, et transformés pour élever des volailles puis des agneaux. Line loue également 35 hectares de terres pour produire du blé et du maïs pour la volaille, du foin, des céréales et de la luzerne pour les brebis. La ferme est en conversion à l’agriculture biologique. C’est dans le cadre d’une reconversion professionnelle que cette jeune femme, auparavant dans les travaux publics, a suivi une formation de « technicien de production agricole et services associés » au centre professionnel pour adultes de Jallais. Stagiaire puis salariée dans une ferme bio à Geneton dans les Deux-Sèvres, elle décide de monter, seule, son entreprise. Sa motivation : « C’est la passion des animaux. » Le bio : « Parce que je n’envisageais pas ça autrement. » La vente en direct : « Elle permet le contact avec la clientèle et de mieux valoriser les produits qui sont des produits de qualité. » Son projet a suivi plusieurs étapes. Line a visité trois fermes avant d’arrêter son choix sur celle de la Haute-Garde. « Le potentiel des bâtiments et le cadre où se situe l’exploitation m’ont décidé à lancer le projet. Pendant deux ans, j’ai effectué le « Parcours à l’installation » : formation à la Chambre de commerce, étude de marché sur 6 mois, démarches auprès des banques… » Depuis le 9 septembre 2012, elle propose, en vente directe et sur livraison, des volailles, de la vente d’agneaux, des produits transformés 100 % volaille, dont du foie gras et des oeufs de poules. Les volailles qu’elle a choisi de vendre sont toutes élevées en plein air. Aujourd’hui, les principaux débouchés de Line sont la vente aux particuliers et aux comités d’entreprise. Elle fournit également des produits transformés à l’épicerie associative de Nuaillé