La ferme du grand cormier, Chemillé – Michel et Yvette Socheleau

LES LAPINS :

Michel élève ses lapins dans des cages en plein champ. Elles sont déplacées tous les mois, afin d’éviter des risques de contamination. Le grillage des cages est monté sur rails pour les cloisons. Cela évite qu’il ne touche le sol et s’oxyde avec l’urine des lapins. Il y a plusieurs couches de grillages dans le fond pour que les petits ne s’échappent pas. Au bout de chaque cage, une réserve d’eau de 2 litres. En cas de forte chaleur, des plaques d’isolation et de la paille sont disposées sur les cages.

Alimentation des lapins : Triticale (ancêtre du blé)*, épeautre*, tourteau de tournesol, luzerne déshydratée, avoine germée. (* produit par le producteur). Apport + : antioxydien, vitamines et minéraux, vermifuge. Tous ces apports sont à base d’huiles essentielles et de vinaigre de cidre.

Abattage : Les lapins sont électrocutés et dépouillés.

Les lapins ne sont pas encore labellisés en agriculture biologique mais sont en cours de conversion.

L’HUILE :

Déjà installé comme producteur de lapins, Michel commence la culture de colza et tournesol en 2005. Il exploite maintenant environ 3 hectares de colza et 1 hectare de tournesol, surface qui varie suivant les années.

Le colza est semé au mois de septembre et est récolté fin juin, début juillet. Le tournesol est lui semé fin avril, début mai et est récolté en septembre/octobre.

Après récolte, les graines sont triées pour enlever les impuretés avant d’être pressées a froid. Michel utilise une presse qu’il a achetée avec 2 autres paysans. L’huile sort trouble car il y a des impuretés. Elle est laissée à décanter pendant 2 à 3 semaines pour éliminer ces dernières impuretés. Elle ne subit aucun autre traitement (filtrage…). Bien sûr, il y a des déchets : c’est le tourteau. Il est revendu à un producteur de lait (pour le tournesol), ou donné comme aliment aux lapins (pour le colza).
Michel préfère presser son huile au fur et à mesure, suivant la demande, pour garantir une huile de qualité. Il envisage dans l’avenir de passer les graines de tournesol dans une décortiqueuse pour faciliter le pressage, qui est plus difficile pour le tournesol que pour le colza. Cette étape supplémentaire permet aussi d’avoir une huile moins forte en goût.
Michel privilégie la vente directe, il est aujourd’hui partenaire de 4 AMAP (Chemillé, Chanzeaux, Beaulieu et Stes Gemmes sur Loire) et envisage d’en fournir d’autres dans l’avenir. Il fournit également 6 magasins (magasins de produits biologiques, épicerie associative).

Michel et Yvette nous ont préparé des feuilles explicatives sur les propriétés des huiles de colza et de tournesol. La liste des bienfaits de ces huiles est longue !

Huile de colza Huile de tournesol